De l'air.
De l'air, c'est tout ce qu'elle demande.
De l'air, qu'elle puisse respirer.
Elle a peur, vous savez. Peur de tomber, de ne jamais plus se relever.
Tomber.
Elle essaye de vivre, c'est promis.
Que l'air entre, qu'il sorte. Elle ne sent plus aucune différence.
Ça la tire, ça la sert. Ses poumons sont trop petits. Beaucoup trop.
Peut-être est-ce une illusion... Plus aucune différence.
Et je cours.
En fait, tout ça n'est pas un simple exercice, une simple tentative de se défouler, de courir.
Elle doit courir.
Ça ne doit pas être si difficile. Ça ne peut être si difficile.
Courir.
Mais son corps ne tiens plus, son corps ne veut plus.
Elle aimerai tellement...
Et c'est ici, maintenant.
Elle se dit que si respirer la fait souffrir, à quoi bon continuer ? Elle a comme l'impression que son corps se venge.
Elle se sent basculer. Elle se sent mourir, elle le pense.
Pourtant, ses poumons n'ont pas l'air de l'accepter. Ils la forcent à respirer. C'est drôle, elle les pensait dans le camp adverse...
Peur.
Elle était sûre d'être tombée définitivement, vraiment.
Regardez-la : elle est là, au sol, forcée de souffrir pour respirer. Si seule.
On la voit, on la sauve. On la drogue pour que sa respiration se régule, enfin.
Elle hait cette impression de dépendance, cette prise de conscience.
Elle n'a jamais autant tremblé de sa vie.
Je n'ai jamais autant tremblé de ma vie.
Cette crise, je crois que je m'en souviendrais.















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may the wind always be at your back and the sun upon your face.
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Avatar by ~Makiling
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